Avis aux curieux...

J'ai encore frappé...

En construction d'un site!...

Merci encore pour les commentaires et encouragements.

# Posté le lundi 17 novembre 2008 19:14

Modifié le mercredi 03 décembre 2008 07:44

Smells like teen spirit

Je m'appelle...Peu importe en fait qui je suis puisque je ne parlerai pas de ma petite personne ici mais je vais partager avec vous des choses bien plus croustillantes. Quel bel ère dans lequel nous vivons ! Une société de consommation où tout est médiatisé, une belle vitrine qui n'offre que frustration si on n'arrive pas à rentrer dans la boutique. Les rêves sont devenus intouchables et tout n'arrive qu'aux autres, voilà pourquoi mes semblables pètent les plombs, s'autodétruisent entre crises d'euphorie et désillusions. Chaque génération traîne ses fardeaux, ouvre de nouvelles portes, développe ses codes, se casse la gueule de temps en temps et ne veut pas tomber dans l'oubli. Pourquoi ? Les médias croient tout savoir sur tout et surtout sur la façon de penser de ses rejetons et leurs malaises.

Vous pensez aussi tout savoir sur eux ? Vous pensez les comprendre ? Peut-être est-il plus facile de ne croire que ce qu'on voit...Mais si vous êtes là, je vais vous offrir une belle réalité. Venez jeter un coup d'½il de l'intérieur sur ce qui se trame réellement dans ces têtes, celles qui se préparent à prendre la relève dans 10 ans pour payer vos retraites et accessoirement vous gouverner.

J'ai un bel échantillon sous les yeux : cinq jeunes qui ne correspondent peut-être pas à tous les jeunes. Ils font partie de la classe moyenne, vous savez celle qui morfle parce que pas assez riche mais pas assez pauvre non plus, ils sont âgés de 21 à 23 ans et ont un point commun, l'amitié. Ils sont à l'image du XXIème siècle. Ils sont les produits finis d'un marketing poussé à l'extrême. Ils adhèrent à tout, ils se lassent de tout, ils zappent, ils rétrogradent, ils font deux pas en avant, une bonne dizaine en arrière, Ils achètent des parts de bonheur car aujourd'hui tout s'achète, ils rêvent du plus haut, du plus intense et pourtant ils tombent parfois bien bas, ils usent d'artifices pour exister, Ils aiment la vie autant qu'ils la détestent, ils testent les limites sans savoir où ça s'arrête, ils rêvent de paradis alors qu'ils débordent de désillusions, ils s'enferment dans un cocon alors que la réalité leur fouette le visage. Bref, ils font partie de la génération 'média', 'conso' (un adulte m'a fait remarquer qu'en le répétant rapidement, on entend 'mégacons') qui entrevoit un 'no future'. Ils ne sont pas plus intéressants que d'autres, ils vivent ou subissent leur vie comme tant d'autres, alors pourquoi eux ? Parce qu'ils sont comme les autres, ni plus, ni moins.

www.myspace.com/21generation21

# Posté le samedi 08 novembre 2008 22:12

Come as you are


Let me introduce you...

M.
C'est ma petite préférée, celle qui m'a donné envie de décrire tout ce beau petit monde. Elle est le centre nerveux du groupe, tous lui sont rattachés. Jeune fille rêveuse issue de la classe moyenne, M est trop timide, trop réservée, trop froide, trop détachée, trop. Elle caresse des rêves trop inaccessibles pour son caractère qui lui empêche d'avoir l'ambition nécessaire. M est très lucide concernant sa condition et celle des autres, elle est consciente de tout ce qui l'entoure. C'est une observatrice, pas une fille qui passe à l'action. M est cependant incapable d'avoir une image d'elle-même, personne ne sait ce qui se trouve derrière ce visage qui donne toujours bonne impression, elle se cache, laisse apparaître quelques caractéristiques, elle surprend parfois, mais elle finit par s'échapper, insaisissable. Vu de loin, tout ça est touchant, car au fond M use de tous les stratagèmes pour dissimuler ce qu'elle pense vraiment être : une personne inutile, sans charisme, sans passion, pas spécialement attirante, pas spécialement intéressante, agoraphobe, paranoïaque, schizophrène, seule. Seulement, M est une battante qui se relève à l'abri des regards.


L.
La personne la plus détestable mais aussi la plus attachante du groupe. Il se démarque par sa confiance en lui débordante, sa grande gueule acérée, sa violence linguistique, son égoïsme apparent, sa méchanceté parfois gratuite, son autorité incontrôlable, son je m'enfoutiste permanent, sa vision froide et négative du monde qu'il foule de ses pieds bien ancrés sur terre. L est versatile, et sa deuxième face attire autant que la première révulse. Il a un charisme à se mettre à genoux, un sourire carnassier, des yeux malicieux, une attitude provocante, un comportement enfantin, et un humour inimitable. Il est doté d'une loyauté sans égale, et il en va de même pour sa générosité, il aime qu'on se sente bien à ses côtés et c'est vrai qu'on s'amuse toujours avec L. Ne vous y méprenez pas, L porte une carapace à laquelle il ajoute des couches à mesure que le temps passe, et si vous essayez de la briser c'est à vos risques et périls. La vérité est que L est un enfant brisé, meurtri, blessé par ce que la vie lui a infligé dès l'enfance, et lui seul détient les secrets de ses blessures. Il s'est forgé un personnage qu'il aimerait être : dur, rancunier, intouchable, indiscutable, indétrônable et ses amis lui laissent croire que c'est ce qu'il est. L a mal et ne comprend pas sa propre nature.


S.
Parler à S, c'est croire qu'elle lit en vous tellement on se sent compris. S est une artiste, toute en nuances, la fierté espagnole, le romantisme français, l'âme fragile, les sens en éveil, le côté fleur bleue. Elle est intelligente, elle a tout pour réussir et elle a déjà commencé à rouler sur la route de la gloire. S est sûrement la personne la plus équilibrée du groupe, la plus apte à donner des conseils, l'épaule la plus sure sur laquelle se reposer, l'oreille la plus attentive pour se confier. Elle peut devenir possessive et jalouse quand on s'approche de trop près de ceux qu'elle aime, elle s'accroche à ce qui lui tient à c½ur, elle ne lâche rien jusqu'à ce que la claque se fasse sentir. Elle se laisse bouffer par sa sensibilité et par son pardon qu'elle accorde trop facilement. S s'obstine à croire aux bons côtés des choses comme des hommes, c'est sa protection à elle. Sa vie sentimentale est chaotique. Elle se trompe sans cesse, même si elle voit l'échec pointer son nez, S préfère souvent être mal accompagnée que seule. Attention, si S est meurtrie, S sera vite dépassée par des envies vengeresses, elle pique. S est une belle fleur sur laquelle les chiens ont tendance à pisser.


B.
Sans aucun doute le plus discret du groupe. B est assez en retrait de tout ce petit monde vu que le seul lien solide qu'il possède est M. B est une personne utopique, il prend toujours la défense du plus faible. C'est un garçon secret qui aime les confidences pour éviter de vous en faire, vous pensez qu'il s'intéresse à vous alors qu'il cherche à se faire oublier en vous faisant parler. Sa vie est sienne, et le mystère qui l'entoure fait jaser les autres et devient le centre de toutes les questions. Il laisse sans cesse planer un doute. B a ses opinions et les défend jusqu'à l'agressivité, ses avis sont tranchés, ses positions fermes. Soyez-en sur cette personne ne peut être corrompue. Il est rationnel, tout a une solution, tout peut être prouvé, tout peut se calculer, tout n'est que question de science. B tient entre ses mains la balance de la justice, il connaît les limites du bien comme celles du mal, et même s'il ne juge personne, il pense vous connaître mieux que vous-même. B se vexe si vous mettez en doute ses principes, ses valeurs, ses idées, car rester droit c'est rester fidèle à soi-même. Il est ouvert et fouineur, il aime les esprits qui sortent des sentiers battus et contribuent à l'ironisation de la société. De tous, B est le plus soucieux du sens que prend le monde.


A.
Le bohème. Le mélange exotique. Le moins compliqué. A est un garçon plein de légèreté, il se laisse porter par les vents auxquels il laisse le soin de le poser à n'importe quel port. Peu importe pour A puisque le monde est foutu autant lui sucer la moelle tant qu'il est temps. Rien n'est grave, tout est ridicule, notre venue jusqu'à maintenant est une grosse blague à laquelle il faut savoir rire. A pense que le monde devrait moins se prendre au sérieux et savourer la minute à la minute au lieu de se marteler de questions. Rien ne vaut la peine de s'y attarder et rien n'obéit à une logique, c'est pourquoi il a depuis longtemps décidé de tourner le quotidien en dérision. A ne planifie rien et n'a besoin de rien, son portable, son portefeuille vide d'argent, ses Muratti et qu'advienne ce qui pourra. A n'a pas d'attaches et veut que ça se sache, un jour il est là, le lendemain il est ailleurs et c'est ainsi. A sait être réconfortant en partageant sa vision des choses, lui ne va jamais mal puisque les pics rebondissent sur sa bonne humeur et sa moquerie. Mais A aura tout et c'est lui qui le dit.

www.myspace.com/21generation21
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# Posté le samedi 08 novembre 2008 22:15

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 17:33

Cry baby

23 septembre 2008-23h00

On dirait que M. a vu tomber toutes ses illusions ces derniers temps. Naïve de croire que changer de pays pendant quelques jours permet de changer de vie. L'herbe n'est jamais plus verte ailleurs M. et les démons même enfouis plient bagages pour s'inviter au séjour. M, tes doutes, tes peurs, ton manque de confiance récurrent, ton image faussée ne s'envolent pas en prenant un avion. Pauvre M. obligée de voir un psy à force de ne plus pouvoir affronter la réalité de sa vie si lassante, elle en devient presque schizo. Joyeux anniversaire avec deux jours de retard M, ta 22ème année s'annonce semblable aux dernières : désenchanteresse.

Rien n'arrive plus à te soulager, ni l'alcool, ni les joints, ni les rêves, ni même l'espoir de revoir de la chaleur renaître en toi. M tombe dans un gouffre toujours plus profond, toujours plus vide. Tu es victime de ton temps, tout te semble accessible et insaisissable, tu te saoules à tous les artifices de consommation, tu ne crois plus en rien mais tu t'y accroches. Lâches prise, mais qui es-tu M ?

Elle a rêvé de ce voyage depuis des mois, ce morceau de nouveauté et de répit qui tourne au cauchemar aussi vite qu'il ne lui a fallu de temps pour venir ici. Les idéaux sont faits pour rester idéaux, c'est pour ça que l'on courre sans cesse après. Elle est venue fêter les 5 ans de sa relation avec L. qui s'est installé là-bas pour un an mais partager le quotidien d'un connard qui s'assume ça n'a rien d'euphorique, ça n'a pas le goût d'aventure vendu dans les films. Ah, si nos vies étaient des films perpétuels M, tu serais couronnée d'oscars depuis bien longtemps.

Il vient de t'avouer que tu as été cocue il ya trois ans, un simple roulage de pelle, pas de quoi en faire une affaire d'état ni une crise de larmes. Pauvre M, le destin s'acharne. Nul part où courir puisque tu es en terre inconnue, aucune personne à appeler sinon SFR va te faire un hold-up, rien à casser parce que tu n'es pas propriétaire, il semble que cette escapade ait pris des allures de piège. Tu es coincée M, ces vérités tu les connaissais mais les sortir au grand jour, ça brise ton dernier brin d'égo. Les amours adolescents piétinent l'image du Prince Charmant et inondent la jeunesse de cafards. Non, ce n'est pas de sa faute, ni de la tienne, vous êtes victimes du 21ème siècle, plus rien n'appartient à personne, les gens se lassent de tout, prennent, consomment, jettent... alors la fidélité est une utopie à ranger au placard.

Tu me sembles bien en colère, trop désespérée, la glace se brise sous tes pieds M. Pourquoi n'arrives-tu plus à avancer ni à faire un pas en arrière ? Tu restes là et tu subis. Où est passé la petite fille qui contrôlait sa vie bien avant d'avoir l'âge de le faire ? Tu coules, tu stagnes, tu te noies lentement, doucement. Une simple faute avouée et tu remets en question toutes tes années. Je vois ce qui te terrifie M, cette sensation qu'au final on n'a jamais eu aucun contrôle sur sa vie, c'est elle qui nous guide et non l'inverse. Oui, tu as essayé de la faire dévier quelques fois mais tu es toujours au point de non retour M. Tu es à l'âge où tu dois être une adulte responsable.

A croire que ta naissance le jour de l'automne, la saison où tout s'en va avant de laisser place au froid et au noir était un signe. Les américains appellent cette saison « fall » et ce n'est pas pour rien.
J'en ai fini, pour aujourd'hui...

X.

www.myspace.com/21generation21

# Posté le samedi 08 novembre 2008 22:20

Modifié le lundi 17 novembre 2008 19:05

Apologize

26 septembre-08h48

Je ne suis habituellement pas du matin mais considérons ce lever matinal comme une urgence. Eh oui, il semblerait que L n'est pas dans son assiette aujourd'hui ou déjà depuis quelques jours, les émotions de L prennent du temps à monter à la surface. L accepterait-il enfin de se remettre en question ? L'envie n'en manque pas mais rien n'est jamais sur car L est toujours en contradiction avec lui-même.

Serait-ce l'ombre d'un doute que je vois L ? Pourtant tu es connu pour ta fierté mal placée, ton je m'enfoutiste quotidien, et ton égoïsme. Ca valait le coup de se lever pour être le témoin de cette once d'humanité naissante chez toi. J'essaierai de ne pas faire preuve de sarcasme aujourd'hui car je dois l'avouer je suis touchée par cette soudaine brèche qui s'entrouvre.

L s'est réveillé avec lucidité en ce vendredi même s'il était 6h du matin et qu'il n'avait dormi que deux heures mais c'est une habitude. Bref, L aime M et aujourd'hui après 5 ans et maintes disputes plutôt élevées sur l'échelle de Richter, il en est sur, aussi sur qu'il ne sait plus quelle tournure prend sa vie. L'amour est signe de faiblesse pour monsieur et il est hors de question que M ne sache quoique ce soit qui ait une relation avec son c½ur. Mais pour la première fois ce matin, il l'a regardée encore endormie en position f½tale, agrippée à son oreiller, les draps relevés sur son visage contracté car il sait qu'elle n'est jamais sereine à ses côtés. A 6 heures, ce fut une évidence, cette fille il l'aime autant qu'il l'a fait souffrir tant de fois et avec tant de conscience. Il regrette, sincèrement, il regrette les bleus qu'il lui a infligés, il regrette d'avoir brisé son image du bonheur, il regrette de l'avoir poussée très haut et de l'avoir maintenue si bas. Pourtant, M est toujours là, endormie à ses côtés, et L ne comprend pas qu'elle puisse l'aimer et c'est pour cette même raison qu'il l'aime. Il aimerait qu'elle se réveille et voit dans ses yeux que ce n'est pas de sa faute, qu'il ne comprend pas lui-même cette nature contre la quelle il lutte en permanence, que ses blessures antérieures le rongent et que c'est pour ça qu'il n'est pas celui qu'elle attendait. Il aimerait rester dans ce lit, accroché à ses hanches si accueillantes, sentir son odeur sucrée, caresser ses longs cheveux noirs, contempler son visage félin, et redécouvrir son regard enfantin. L est bon ami mais pas bon amant.

« L'habit ne fait pas le moine » L, et ce dicton te colle à la peau aujourd'hui. Je me lève et te tire mon chapeau, tu as réussi à retirer une couche de crasse sur cet organe qui ne te sert qu'à survivre. Si c'est une évidence, alors pourquoi ton regard demeure sombre ? Tu ne peux rien me cacher L, et je vois que l'heure n'est pas au changement même si c'est une promesse que tu lui as fait, et elle t'a cru. Ce n'est pas faute de volonté mais cette nature, celle qui t'angoisse tellement, reste bien accrochée. Elle ne doit surtout pas découvrir ce qui ce cache en toi parce qu'elle le prendra à son avantage et s'en servira contre toi. Les femmes sont perfides, tu en es convaincu. Il serait temps de défaire tous ces n½uds L, c'est la seule façon de la retenir auprès de toi. Elle n'a jamais été aussi proche de partir, tu n'as jamais voulu la perdre.

L s'est levé, a passé une longue minute à pisser, s'est roulé une clope et s'est empressé de se droguer au café, tout ça sans motivation puisque plus rien ne le motive depuis longtemps, tout n'est qu'obligation. M s'est réveillée sans le lui montrer pour ne pas le déranger, elle sait qu'il sait qu'elle est sortie de son sommeil perturbateur mais reste immobile, c'est leur accord silencieux. L ne lui adresse pas un regard, attrape ses affaires, et claque la porte non sans souffler un « je t'aime » mais il est déjà dehors. M se retourne, s'enroule dans les draps, insignifiante aux yeux de celui dont elle a besoin pour se sentir vivante.

Quel acte émouvant tu m'as offert ce matin L ! Une douce parenthèse dans le chaos que tu t'obstines à vivre. On aurait pu croire à un remake d'une comédie romantique hollywoodienne sauf que le personnage principal aurait fait demi-tour pour l'enlever et tracer la route vers un horizon incertain mais à deux. Mais toi, L, tu t'en vas vers une nouvelle journée sordide. Tu comprends que les gens ne peuvent pas changer. Oui, L, les gens ne changent pas.

Il est temps pour moi de retourner à ma nuit non sans oublier de souhaiter un joyeux anniversaire à A. Ton tour viendra bientôt, ne t'inquiètes pas.

J'en ai fini, pour aujourd'hui...

X.

www.myspace.com/21generation21

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# Posté le samedi 08 novembre 2008 22:24

Modifié le lundi 17 novembre 2008 19:05